Un grand terroir en vie (biodynamie) doit pouvoir fournir dans son raisin tous les éléments pour que l'œnologie soit réduite à un stricte minimum. Les levures indigènes ici appelées sauvages d'une façon méprisante, sont la base même de l'expression du lieu. Une levure élevée dans l'obscurité d'un laboratoire a besoin d'être nourrie (enzyme) pour vivre dans un milieu qu'elle ne connait pas. Quand on voit ces recommandations on se demande ce qu'il va advenir des appellations contrôlées et surtout de leur originalité.
Nicolas Joly.
Hallucinations à Pomerol en Gironde
Dominique Techer, Président d’Agrobio Gironde, Administrateur de la FNAB :
"Le mardi 8 septembre 2009 avait lieu la réunion technique de pré-vendange de l’appellation Pomerol. Exercice rituel où le syndicat convoque pour un semblant de vie collective des vignerons (et beaucoup de régisseurs) qui ne viennent plus pour la plupart que pour se voir communiquer le rendement maximal autorisé pour l’année. Difficile dans de telles dispositions d’aborder des questions essentielles.
Un premier intervenant résume rapidement l’année, sa climatologie et quelques caractéristiques analytiques du raisin. Il aurait pu aborder la question de l’élévation continue des degrés alcooliques potentiels du raisin et des problèmes que cela pose pour continuer à faire un vin de Bordeaux. Mais non, rien de tout cela, juste le service minimum.
L’intervenant suivant, un œnologue, entame alors un exposé sur la vinification. Et là, ça devient tout à fait surréaliste, sauf sans doute pour les esprits que l’œnologie moderne a déjà totalement remodelés.
L’exposé débute par la nécessité impérieuse de levurer. On entend alors une mise en garde lourde : « Ne prenez surtout pas le risque d’une fermentation sauvage ! ». « Sauvage » se trouve là par référence à levures « indigènes », non civilisées, non maîtrisées, non reformatées par la modernité et donc source d’une peur sourde et irrationnelle. « Sauvage » nous renvoie à l’indigène en pagne avec l’os dans le nez et la lance à la main. Brrr !!!
Après nous avoir fait frémir de crainte, l’œnologue nous invite à pénétrer dans le monde merveilleux de l’œnologie conquérante, où la maîtrise sur la nature est totale et où l’incertitude est traquée jusque dans les moindres recoins. Il nous conseille de sulfiter de plus en plus au fur et à mesure du remplissage de nouvelles cuves, car, voyez-vous, le chai est de plus en plus « contaminé » par les premières fermentations. Une telle peur des processus naturels évoquerait facilement une déviation névrotique si on ne percevait quelques préoccupations mercantiles. Après une telle mise en garde, on a du mal à croire que des hommes aient pu faire du vin pendant quelques dizaines de siècles sans tout cet arsenal.
Très en verve, il lance ensuite un super concept : « le copeautage » dont il se félicite de l’autorisation et vante les puissants mérites. Bien entendu, nous avons aussi eu droit aux enzymes pectolytiques indispensables de nos jours, au tanisage aux vertus multiples, aux mannoprotéines, à la technique de la « double inoculation » (qui évoque plus un hôpital qu’une vigne ensoleillée sur le plateau de Pomerol), à l’utilisation massive de glace carbonique (et motus sur l’impact carbone) et à bien d’autres choses encore que l’on a surtout envie d’oublier. Pour un peu, les bons de commande étaient distribués dans la salle.
Suite à l’intervention d’une viticultrice sur « l’expression du terroir dans tout ça », la réponse fuse : « je vous donne les outils, vous êtes libres d’en faire ce que vous voulez !». On se pince pour se réveiller. Aurais-je déjà usé et abusé du Pomerol ? Mais non, ce spectacle désolant se déroule bien réellement au sein d’une appellation prestigieuse, mais dont on se demande si elle pourra le rester bien longtemps avec une vision aussi agro-alimentaire du vin.
Qu’un syndicat, qu’un ODG puisse livrer ainsi ses adhérents en pâture aux appétits d’une œnologie lancée dans une telle transe normative, témoigne bien de la déliquescence d’une certaine éthique. L’AOC, l’expression du terroir, les usages francs, loyaux et constants, « c’est de la littérature ! » pour reprendre les mots d’un éminent responsable local, dont on taira le nom par charité chrétienne. On aurait préféré voir une appellation comme Pomerol trouver la force de défendre l’expression du terroir et de refuser l’aromatisation du vin. Car si sur ce terroir historique et mondialement connu, cela n’est pas défendu, alors où donc ? La renommée implique des devoirs.
Cela est révélateur d’élites totalement désorientées, incapables d’une cohérence minimale, adeptes de la « pensée faible », cherchant à apposer la griffe Hermès sur du pur Tati, mais qui, pourtant, veulent absolument garder en main le gouvernail du vaisseau bordelais ! Sur quels récifs finira donc ce bateau ivre ?"
Vins & pesticides : Continuer le débat... 12 juillet 2010
Le 1er Forum « Vins et Pesticides » du 29 juillet 2010 à Paris, a rassemblé de nombreuses personnes passionnées par le sujet. Participants et intervenants ont par leurs échanges, points de vue, témoignages et analyses, commencé à tisser une toile qui ne demande qu’à prendre de l’ampleur. Le « blog-documentaire » vins et pesticides continue sa route... Il est enrichi par une vidéo de 32mn qui rend compte des prises de position des différents contributeurs lors du Forum.
Vous pouvez lire et commenter cette vidéo sur le blog http://www.biody-galaxy.com/vins-et-pesticides/video/
Il est possible aussi si vous le souhaitez faire un lien avec votre blog ou votre site, ou encore de l’intégrer dans vos supports, après accord avec Anemos tel : 0603253691 anemos@wanadoo.fr
"Y-a-t-il oui ou non des résidus de pesticides dans le vin?" 16 juin 2010
Forum N°1, filmé et diffusé sur internet,
organisé par Biodynamic Wine Galaxy,
en partenariat avec le Groupe Renaissance des A.O.C.
Mardi 29 juin 2010 de 16h à 19h
ENGREF, 19 Avenue du Maine 75015 Paris
Métro : Montparnasse
De quoi s'agit-il ?
De remettre au travail la question de la présence de résidus de pesticides dans les vins français, y compris chez les plus grandes étiquettes de vins conventionnels, avec la contribution de praticiens chevronnés de la vigne et du vin et les meilleurs experts.
Cette question : « Oui ou non y a-t-il des résidus de pesticides dans les vins ? » ainsi que les réponses qui lui sont apportées divisent les acteurs de la filière. Elle fait ressortir, à partir des analyses fournies que les vins en bio et biodynamie portent très peu, voire pas du tout des traces de résidus de pesticides.
Les conventionnels, eux, ont du mal à échapper au constat qui témoigne de la présence de résidus de pesticides dans leur vin.
Il est à notre sens important que les acteurs de la filière et les consommateurs gourmets puissent se faire une idée aussi complète que possible du problème et des réponses qui lui sont apportées. Il y va de notre santé à tous mais aussi du devenir de notre production Viti-vinicole française, qui semble-t-il ne prend pas suffisamment la mesure de la vague mondiale de demande de produits sains et intègres qui est adressée aux producteurs de nourriture en général et aux vignerons en particulier.
Quels intervenants ?
- Nicolas Joly, (Coulée de Serrant), fondateur de "Renaissance des Appellations"
- François Veillerette, Porte-parole du MDRGF,
- Jean-Charles Bocquet, Président de l’UIPP (sous réserve),
- les auteurs et contributeurs du rapport « Pesticides et santé»,
- Philippe Gourdon (La Tour Grise), Mark Angeli (Ferme de la Sansonniere), viticulteurs en Pays de Loire.
- Dominique Techer Président du CIVAM Bio d'Aquitaine et viticulteur (Gombaude Guillot).
- Dominique Belpomme, Professeur et cancérologue,
- Yvon Minvielle, sociologue et viticulteur dans le bordelais, (Lagarette)
Tous les viticulteurs intervenants à ce forum sont membres du "Groupe Renaissance des A.O.C " : " La biodynamie, viticulture de demain". www.biodynamy.com
Toutes les thématiques traitées lors de ce forum auront été préparées par des contributions écrites, sonores ou visuelles, apportées par des experts et praticiens à notre projet. Elles sont également posées dans le blog dossier « Vins et Pesticides » auxquelles toutes les personnes intéressées par le sujet du forum pourront avoir accès et même participer en apportant leur contribution sous réserve d'être effectivement inscrites à la séquence forum.
Pays de Loire : Des vignerons débattent sur la qualité des vins 05 juin 2010
Communiqué : Mark Angeli, Ferme de la Sansonnière
"Depuis la publication par le MDRGF (mdrgf.com) des résultats d’analyses de pesticides dans les vins rouges en mars 2008 et le peu d’échos dans la presse qu’ils ont suscités, nous participons régulièrement avec plusieurs collègues vignerons de la région à des débats –information-dégustation sur ce thème vital élargi à la biodynamie, la qualité des vins, la typicité régionale, les énergies renouvelables…
L’accueil est très enthousiaste et nous comptons développer cette activité bénévole pour la prochaine campagne. Si vous souhaitez organiser un tel événement en voici les modalités :
La prestation est gratuite, mais vous pouvez demander au client une participation aux frais pour les bouteilles que vous choisirez de présenter à cette occasion.
Ces vins devront provenir de vignerons différents de la région Anjou Saumur Muscadet si possible incluant un tiers de vignerons débutants.
Le déplacement est gratuit dans un rayon de 100 km autour de la région au-delà à prévoir quelques indemnités et billets de train dans la participation des clients.
Durée moyenne constatée d’un débat : 3h00
A partir de 50 personnes prévoir deux vignerons parmi les volontaires suivants : Mark Angeli, Guy Bossard, Didier Chaffardont, Philippe Gourdon, Richard Leroy, Joël Ménard."
Mark Angeli : Tel /fax 00 33 (0)2 41 54 08 08
« Biodynamie, viticulture de demain. » 28 avril 2010
Long-métrage : sortie prévue en novembre 2010
Un film d’Olympe et Yvon Minvielle, viticulteurs, membres du Groupe Renaissance des A.O.C.
« Biodynamie, viticulture de demain » nous aide à comprendre la passion et les sagesses pratiques des vignerons en biodynamie et à mieux apprécier la qualité de leurs vins. La biodynamie est l’une des voies possibles pour préserver et défendre la santé du consommateur. Elle nous invite à nous réconcilier avec la nature et à bâtir des avenirs meilleurs.
Pays de Loire, Nicolas Joly, Coulée de Serrant
"2010. Les marchands se sont emparés de l'esprit du vin. La crise alimentaire menace. Les économies s'effondrent. Les liens du social se délitent. L'angoisse des lendemains prend toutes sortes de formes. Mais certains agriculteurs et parmi eux des vignerons en biodynamie « résistent » et ouvrent un avenir chargé d’espoirs et de promesses. Nous-mêmes, viticulteurs en biodynamie dans le bordelais, sommes allés à leur rencontre en France et dans d’autres pays. (Ce sont tous des vignerons du Groupe Renaissance des A.O.C.) A l'occasion de ces rencontres, des messages forts, intimes et étonnants, ont pris forme. Ils expriment la sagesse pratique des vignerons, leurs savoir-faire, leurs réussites et leurs visions." Yvon Minvielle
Bourgogne, Anne-Claude Leflaive, Domaine Leflaive
Ce documentaire a été conçu, tourné, monté dans cet esprit : montrer pour « résister » aux multiples agressions des multiples crises, montrer qu'il existe des solutions pratiques et positives aux défis que nous lancent les dérégulations climatiques, montrer que la viticulture en biodynamie mobilise un fabuleux héritage de « savoirs et de savoir-faire » forgé au cours des siècles, montrer que la viticulture en biodynamie est porteuse d'un regard « moderne et contemporain » sur les rapports homme/ nature, montrer que les pratiques des viticulteurs en biodynamie donnent à la vigne la possibilité d'exprimer le lieu, le terroir et l’âme vigneronne.
"Le temps des discours est révolu. Que ce soient les discours prétendument scientifiques, ou volontairement « marketing » et trompeurs, ou autres, peu importe. Montrer, Montrer, Montrer ! Oui c'est bien cela que nous avons souhaité faire dans ce film. Ce qui importe ce sont les faits, les résultats, le vrai goût du vin, son expressivité, sa capacité à se tenir, et le plaisir du partage d'un « produit bien fait » qui exprime l’originalité et la juste harmonie des rapports de l' homme et de la nature". Yvon Minvielle
Bordeaux, Véronique Cochran, Château Falfase
Aux paroles des vignerons, s'ajoutent des entretiens avec des journalistes, sommeliers, écrivains, philosophes,etc... Ils apportent un éclairage supplémentaire aux pensées fondamentales des biodynamistes sur cette nouvelle philosophie de la nature. Tous très présents, ils contribueront à nous donner émotion et plaisir.
Professionnels du vin, amateurs, journalistes, citoyens du monde, seront intéressés par le poids des paroles ainsi données.
AUTEURS / REALISATEURS DU FILM
Olympe Minvielle
A réalisé et produit de très nombreux films documentaires et émissions TV sur des faits de société, écrivains, philosophes, politiques. Depuis 98, viticultrice dans le bordelais au « Château Lagarette »* Choix d’une production AB et biodynamie. Passionnée par les transformations lentes du raisin en vin « bon pour le consommateur. « Le vin doit exprimer le lieu et la personnalité de celui ou de celle qui le fait », "il est très important d’écouter attentivement, le vin se construisant".
Yvon Minvielle
Editeur multimédia et auteur d'une centaine de vidéos documentées (séries d'entretiens avec des écrivains sur des sujets d'actualités) Sociologue de terrain, professeur d’Université. Editeur et auteur de nombreux textes et films documentaires sur des faits de société. Depuis 98, viticulteur au Château Lagarette. Choix de : Production AB et biodynamie. Passionné par les harmonies du terroir, des plantes et le travail du sol. « L’un de mes soucis quotidiens : rendre les sols vivants, favoriser la vie microbienne dans la terre et accompagner la plante. » L’une de ses références philosophiques : François Jullien, sinologue. : « Les savoirs de connivence ou savoirs de l’intime rejoignent les fondamentaux des biodynamistes. »
ANEMOS
Avec la participation et l’appui des viticulteurs : GROUPE RENAISSANCE DES A.O .C.
fondé en 2001 par Nicolas JOLY (Coulée de Serrant)
(175 vignerons de 13 pays différents).
Pays de Loire: Des vignerons débattent sur la biodynamie, la qualité des vins, la typicité régionale, les énergies renouvelables,…
COMMUNIQUE
Mark Angeli "Ferme de la Sansonnière"
"Depuis la publication par le MDRGF(mdrgf.com)des résultats d’analyses de pesticides dans les vins rouges en mars 2008 et le peu d’échos dans la presse qu’ils ont suscités, nous participons régulièrement avec plusieurs collègues vignerons de la région à des débats –information-dégustation sur ce thème vital élargi à la biodynamie, la qualité des vins, la typicité cité régionale, les énergies renouvelables…
L’accueil est très enthousiaste et nous comptons développer cette activité bénévole pour la prochaine campagne. Si vous souhaitez organiser un tel événement en voici les modalités :
- La prestation est gratuite, mais vous pouvez demander au client une participation aux frais pour les bouteilles que vous choisirez de présenter à cette occasion.
-Ces vins devront provenir de vignerons différents de la région Anjou Saumur Muscadet si possible incluant un tiers de vignerons débutants.
- Le déplacement est gratuit dans un rayon de 100 km autour de la région au-delà à prévoir quelques indemnités et billets de train dans la participation des clients.
- Durée moyenne constatée d’un débat : 3h00
- A partir de 50 personnes prévoir deux vignerons parmi les volontaires suivants : Mark Angeli, Guy Bossard, Didier Chaffardont, Philippe Gourdon, Richard leroy, Joël Ménard.